Travailler en réseau pour une efficacité optimale
La force de Point 44 et de ses partenaires est d’avoir créé toute une chaîne de fabrication assurée 24h/24 sur un seul site, aux portes de Paris. Ces spécialistes qui travaillent en réseau permettent une optimisation des process d’échanges pour une réduction forte des coûts et des délais. Comment font-ils ?
La consultation en amont de tous les protagonistes
Imprimeur, agence de communication, conseil en marketing, expert en couleur, se doivent d’être associés dès la genèse du projet. Nombres d’erreurs et d’hésitations sont ainsi évitées. L’idée est de prendre en compte très en amont du projet la globalité du produit et de créer un cahier des charges précis et complet. Christophe Delabre résume ainsi la philosophie gagnant / gagnant : « par une parfaite connaissance des uns et des autres, nous travaillons mieux ensemble et avec plaisir, pour un meilleur service client. »
Définir au mieux le cahier des charges et savoir anticiper
Bien cerner les besoins et les écueils éventuels, réfléchir sur la cible, savoir à qui s’adresse le document final, où et quand sera-t-il distribué, analyser les coûts, connaître les délais possibles… « La qualité du briefing est déterminante pour la suite des opérations, c’est la valeur ajoutée qui fait la différence » selon Gildas Bonnel.
Une fois ce briefing intégré, les équipes créatives interviennent afin de prévoir en amont la viabilité du projet ; après avoir croisé tous les possibles, le directeur de production, l’imprimeur et les autres intervenants valident la faisabilité du concept. Un cahier des charges techniques est élaboré, il détermine le choix du papier, du surfaçage et de la finition.
« Il ne faut pas hésiter à remettre en question les produits existant, à réfléchir ensemble aux moyens de créer de nouveaux standards, plus adaptés » affirme Christophe Delabre.
En plus des contraintes de livraison et de distribution du produit, intervient également la dimension « Développement Durable ». Par exemple, le pelliculage n’est pas toujours nécessaire, choisir une alternative est d’autant plus profitable que le pelliculage interrompt le cycle de recyclage du papier. Dans un circuit traditionnel, cette donnée n’est pas prise en compte. « Il faut créer un cercle vertueux, respecter l’environnement tout en fabricant, Point 44 utilise beaucoup de papiers recyclés ou issus de forêts gérées ».
Un participant s’inquiète des coûts de tels types de papier ? Christophe Delabre le rassure :
« aujourd’hui, les prix sont sensiblement les mêmes, d’autant plus que le coût du papier ne représente que 20% en moyenne du budget global d’un dossier en B to B, et que le respect de l’environnement est devenu un véritable outil de communication ».
Outre le papier utilisé, il s’agit aussi d’être vigilant sur les conditions d’impression des documents : ainsi, chez Point 44, tous les déchets sont recyclés, les encres végétales ont substitué les encres minérales… ce qui a valu à l’imprimerie d’obtenir le label « Imprim’Vert ». L’imprimeur peut ainsi accompagner ses clients pour intégrer cette notion de Développement Durable dans leurs projets.
Planifier ses réalisations - anticiper
Le rétro-planning, de l’aveu même de tous les intervenants, est extrêmement important, il est comme le brief une des pièces maîtresses du dispositif ; cela va de la création au routage, en passant par l’impression. Le récapitulatif à rebours doit être cohérent, et doit surtout être validé par chacun et ce pour toutes les étapes. L’intervention de l’imprimeur dès ce stade permet d’intégrer des petites astuces. « Sidièse nous consulte en amont et cela nous permet de dialoguer avec les créatifs et les techniciens » confirme Yves Haudiquet. Planifier sur l’année ses projets d’impression permet d’identifier et de grouper les commandes similaires, et donc de réduire les coûts.
Bien préparer les fichiers pour l’imprimeur – BAT…
Avant de transmettre les fichiers à imprimer, il faut être conscient que la moindre petite correction ramène à la case départ, et engendre des coûts et délais supplémentaires. Il est donc impératif de s’assurer que le fichier fourni est bien le bon. José Rodriguez souligne l’importance de la préparation des fichiers pour l’imprimeur : idéalement un PDF sécurisé sera fourni, les images devant être traitées en quadrichromie plutôt qu’en RVB. Pour Christophe Delabre, l’idéal est de transmettre les fichiers sur CD, accompagnés d’une sortie montée en volume pour visualiser le rendu souhaité.
Le BAT (bon à tirer) est une étape essentielle, qui permet d’identifier un problème en amont et non lorsque l’on est en calage sur machine. A ce stade, il est trop tard. Le cromalin numérique permet de vérifier et d’anticiper ce que donnera l’impression. Il serait d’autant plus dommage de se priver de ces contrôles qu’ils ne sont plus du tout onéreux, comme par le passé. Philippe Schlafmunter rappelle la nécessité d’utiliser des standards : « rien n’est plus subjectif que la couleur ! Aucun d’entre nous ne la voit de la même façon, se référer à une gamme de contrôle permet donc d’éviter les déceptions. »